What Role for Private Sector?

Claudia Vondrasek, based in Mali for the Voices Project, offers these perspectives (in French and English) on malaria control in Mali.

Quel rôle le secteur privé devrait jouer ?

Le paludisme constitue un problème prioritaire de santé publique de part sa fréquence, sa gravité chez la population malienne. La politique nationale de lutte contre le paludisme prend désormais en charge les couches vulnérables que sont les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Cependant, force est de reconnaître, que malgré la volonté des autorités, il manque suffisamment de ressources pour faciliter l’accessibilité et la disponibilité du traitement à un moindre coût (en subventionnant par exemple) pour les couches hors cibles. Le secteur privé peut combler ce vide en partie en jouant un rôle important dans la protection et la prise en charge des employés et leurs familles. En plus, le secteur privé pourrait soutenir le ministère de la santé dans l’acheminement des produits antipaludiques et la construction ou la réhabilitation de magasins appropriés pour le stockage de ces produits.

Le paludisme est–il la chasse gardée du ministère de la santé ?

Adja SoumanoVu la gravité et l’ampleur de la maladie, les défis pour éradiquer le paludisme au Mali dépassent les seules capacités du ministère de la santé. Il est aujourd’hui nécessaire de stimuler des actions citoyennes des entreprises et sociétés au Mali pour contribuer de façon significative à la protection et prise en charge de leurs employés et familles du paludisme. Les entreprises peuvent ainsi offrir de l’éducation sur le paludisme aux employés ; rendre accessible et disponible les produits antipaludiques (SP, CTAS, MII, TDR…) dans leurs infirmeries ou dans les centres de santé inter – entreprises…

Fort de cette opportunité, Le projet Les Voix du Mali a organisé, le samedi 2 juin, un dîner-gala pour stimuler l’engagement des entreprises privées dans la lutte contre le paludisme. Quatorze sociétés et entreprises se sont engagés à prendre des actions concrètes contre le paludisme dès cet hivernage en faveur de leurs employés et leurs familles.

Ces engagements peuvent s’expliquer par une prise de conscience des chefs d’entreprises de la gravité et l’impact socio-économique du paludisme. Il apparaissait clairement que les chefs d’entreprises ne disposaient pas d’informations fiables sur les conséquences du paludisme. Une action soutenue d’information des chefs d’entreprises permettra d’aboutir à l’adhésion d’un grand nombre d’entre eux non seulement pour concrétiser la volonté du Conseil du Patronat National de créer une coalition des chefs d’entreprise contre le paludisme au Mali mais aussi et surtout de protéger tous les travailleurs du secteur et leur familles contre le paludisme.

Egalement, tous les ministères (que ce soit Agriculture, Mines, Tourisme, Communication, Transport …) et la Société Civile dans sa totalité, doivent absolument s’engager aux côtés du Ministère de la Santé pour lutter contre le paludisme et faire du Mali un pays sans paludisme, une réalité.

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What role should the Private Sector play in Malaria Control? Malaria is a priority public health problem due to its frequency and its burden on the Malian population. National policy now targets the most vulnerable populations: pregnant women and children under 5 years old. However, the Ministry of Health lacks the resources today to facilitate access and availability of subsidized treatment on a national scale to other adults and older children. The private sector can fill this void in part by playing an important role in protecting and taking responsibility for their employees and their families. In addition, the private sector can support the Ministry by helping with supply chain for antimalarial products and by constructing or installing appropriate storage facilities for stocking these products.

Malaria: is it the exclusive domain of the Ministry of Health?

salaam-concert0058-sm.jpgIn light of the gravity and magnitude of the disease, the challenge of eradicating malaria in Mali surpasses the capacity of the Ministry of Health alone. Today it is necessary to galvanize Malian companies and businesses to make substantial efforts towards protecting and taking responsibility for their employees and families from malaria. Companies can thus offer education about malaria to their employees, and help make antimalarial products (SP, ACTS, ITNS, RDTS…) accessible and available in the company clinics or health centers.

To encourage this opportunity, the Mali Voices project organized a diner-gala on Saturday June 2, 2007 to engage the private sector in the fight against malaria. Fourteen companies and businesses agreed to take concrete actions against malaria during the upcoming rainy season for the benefit of their employees and their families. These actions are the results of companies’ executives becoming aware of the seriousness of the socioeconomic impact of malaria. It appears clear that the CEOs were not previously aware of the consequences of the disease. Getting a steady flow of information to executives will encourage many of them to participate in malaria control activities, and build support in the National Business Council to create a Private Sector coalition against malaria in Mali.

Every year in Mali, malaria kills more than 100,000 people, mostly children. It is the responsibility for all sectors to contribute to a successful fight against malaria parasites and vectors. Civil society organizations and Ministries of Agriculture, Transportation, Mines, Tourism, Communication, etc. must take on the responsibility of complementing Ministry of Health actions to make Mali malaria free.

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PRIVATE SECTOR NEWS FROM RBM

Meeting in Dakar aims to improve private sector involvement in the global fight against AIDS, tuberculosis and malaria
In cooperation with Global Fund, ILO, WHO, UNAIDS, Partners against AIDS, and the Roll Back Malaria Partnership Secretariat, a West and Central Africa regional workshop was organized in Dakar to exchange experiences and develop country strategies in order to enhance private sector involvement in the response against the three major diseases. It brought together private sector stakeholders, finance institutions, workers, international agencies, professional associations, labour unions, and 18 countries from West and Central Africa.

Réunion à Dakar vise à améliorer l’engagement du secteur privé dans la riposte mondiale contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Avec la cooperation du Fonds Mondial, le BIT, l’OMS, l’ONUSIDA, les Partenaires Contre le Sida, et le Partenariat “Faire Reculer le Paludisme” un atelier régional a été organisé à Dakar afin de faciliter l’échange d’expériences et d’aider les pays à développer des stratégies visant à augmenter l’engagement du secteur privé dans la riposte contre les trois maladies les plus importantes. Cet atelier a regroupé les parties prenantes du secteur privé, les institutions financières, les travailleurs, les agences internationales, les syndicats, et 18 pays d’Afrique de l’Ouest centrale et d’Afrique centrale.

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